Motivation
Le plaisir et la motivation au travail
Marc Vachon, psychologue
Le plaisir au travail, est-ce encore possible ? Certainement, diront les uns. De plus en plus difficile, vous diront les autres. Et vous ? Qu'est-ce qui vous procure du plaisir au travail ?
Certains répondront que c'est d'avoir une marge de manoeuvre, de pouvoir prendre des initiatives. Pour d'autres, c'est sentir que tous travaillent dans le même sens ou contribuer à faire avancer les choses. Pour plusieurs, c'est se retrouver avec des collègues, échanger avec eux, rencontrer des personnes intéressantes. D'autres diront que c'est l'enthousiasme qu'ils sentent autour d'eux, l'humour qu'il y a dans l'équipe. Enfin, plusieurs affirment que le plaisir, c'est quand on leur fait sentir qu'ils font du bon travail.
Chacune de ces réponses souligne un des besoins dont la satisfaction assure notre motivation dans un travail. Les explications qui suivent et les questions qui les accompagnent devraient vous aider à mesurer votre propre plaisir au travail. Voyons donc chacun de ces besoins
Le confort
Nous avons tous besoin d'une zone de confort, c'est la base. Rappelez-vous quand vous avez commencé dans un nouvel environnement de travail ou dans un nouveau poste. Vous étiez d'abord plus ou moins à l'aise avec la tâche, avec l'environnement de travail, avec les gens que vous ne connaissiez pas encore peut-être. Puis, après un certain temps, vous avez développé vos habiletés, vous avez établi votre zone de confort et votre routine.
Quand des changements importants surviennent dans l'organisation du travail, c'est cette zone de confort qui est menacée. En fait, nous avons tous besoin que les choses, les gens, le travail aient une certaine stabilité, qu'ils ne changent pas. Nous avons également besoin de cohérence, de savoir à quoi nous en tenir. Pensons à l'insécurité que provoquent les rumeurs persistantes. Font également partie de notre zone de confort les conditions de travail comme le salaire, les avantages sociaux, la permanence de notre emploi.
- Alors ! Jusqu'à quel point êtes-vous confortable dans votre travail ?
La variété
Qu'arrive-t-il lorsqu'un travail est trop routinier ? Pour la majorité, c'est l'ennui. Nous avons tous besoin de nouveauté, d'incertitude, de surprise. Nous avons besoin de différences, de diversité, de changer notre état d'esprit. D'où l'importance de lâcher prise de temps à autre, de développer l'humour qui permet de dédramatiser certaines situations, de détendre l'atmosphère et d'améliorer la créativité dans l'équipe. D'où l'importance aussi d'un travail qui me permet de sortir de ma zone de confort, de temps en temps, pour développer de nouvelles habiletés, pour relever de nouveaux défis.
Trois questions, donc, à vous poser à ce sujet pour vous aider à établir votre niveau de satisfaction de ce besoin :
- Qu'est-ce qui me passionne encore dans mon travail ?
- À quand remonte mon dernier fou rire au travail ?
- Est-ce que j'ai la possibilité de relever des défis ? Trop ou pas assez ?
Être reconnu, valorisé.
La reconnaissance de notre travail est, sans aucun doute, une source importante de plaisir au travail pour plusieurs. Peu importe notre rôle, nous nous sentons UNIQUE, IMPORTANT, RECONNU. Les employeurs qui misent sur leurs ressources humaines vont vouloir motiver leurs employés à long terme en récompensant l'effort par des bonis, par la participation à des formations à l'extérieur du travail, par une mention particulière dans le journal d'entreprise ou lors de rencontres annuelles, etc. Mais la reconnaissance, c'est d'abord et surtout une habitude quotidienne que tous, dirigeants comme employés, doivent prendre, en prenant le temps de reconnaître l'autre quand ils le rencontrent, ne serait-ce que par une salutation et un sourire.
La reconnaissance, ce sont tous ces gestes que nous posons à l'endroit de l'autre et qui font qu'il se sent quelqu'un, important pour nous, et pas seulement un numéro ou une fonction. La reconnaissance, c'est aussi nos collègues qui nous manifestent qu'ils sont heureux que nous soyons là, qu'ils sont contents de travailler avec nous et qui nous donnent régulièrement du feedback positif. La reconnaissance s'exprime également par le respect du travail des autres, de leur rôle; par le fait de faire confiance à la compétence de l'autre, de nous consulter, de nous écouter.
De bonnes questions en rapport avec ce besoin :
- Quand avez-vous donné de bons feedbacks à ceux avec qui vous travaillez... à vos supérieurs ?
- Est-ce que vous acceptez ceux qu'on vous donne ?
- Quels signes de reconnaissance est-ce que vous envoyez aux autres ? (Bonjour, s'il-vous-plaît, merci, etc.)
- Est-ce que vous voyez ceux que les autres vous envoient ?
Se relier, communiquer
Pour une majorité de gens, le plaisir au travail, c'est sentir qu'ils font partie d'un groupe, d'une équipe avec qui ils peuvent partager. Se relier, c'est avoir un réseau pour le soutien, le support ou pour le simple plaisir. C'est savoir qu'il y a des personnes sur qui nous pouvons compter, avec qui nous pouvons échanger sur le travail, bien sûr, mais aussi sur notre vie, nos intérêts, nos passions, nos inquiétudes. C'est sentir la solidarité entre nous parce que, finalement, nous faisons tous partie de la même aventure humaine. Se relier, c'est se faire demander comment va sa journée et... être écouté. C'est aussi rencontrer des gens intéressants.
La satisfaction de ce besoin se manifeste également par le respect des différences individuelles et le développement d'attitudes et de comportements de bon voisinage entre collègues. Aussi par l'humour qui, utilisé de façon appropriée, donc pas au détriment des autres, est un liant entre les individus au travail. Et c'est surtout un incroyable décapant du stress occasionné par le travail et les exigences de performance.
Contribuer
Contribuer, c'est être convaincu que ce que nous faisons, dans notre domaine, change quelque chose. C'est connaître notre rôle et savoir comment nous servons, par nos efforts, à l'atteinte de la cible, des objectifs, peu importe le niveau que nous occupons dans la hiérarchie.
Cette dimension du plaisir au travail est souvent plus facile à identifier chez ceux qui occupent des postes de direction ou de professionnel. D'où l'importance d'expliquer et de démontrer à ceux pour qui c'est moins évident ce que nous attendons d'eux et la place importante qu'ils occupent dans l'organisation. Contribuer, c'est aussi servir à quelque chose au-delà de moi-même (aider, faire avancer une cause, etc.).
Les bonnes questions à se poser ici sont :
- Est-ce que je sais COMMENT je contribue à la réalisation des objectifs, à la mission de mon employeur ?
- Mon travail contribue-t-il aux autres ?
- Qui est-ce que j'aide ?
- Mon travail sert-il à rendre le monde meilleur ?
Avoir du pouvoir, de l'influence.
Rien n'est plus satisfaisant que de savoir que nous pouvons avoir une influence, que notre opinion vaut quelque chose et qu'on en tienne compte. Ce besoin est satisfait quand, dans une organisation, dans une équipe, on met en pratique nos suggestions ou à, tout le moins, quand on fait un suivi avec nous au sujet de nos suggestions.
Avoir du pouvoir, c'est aussi avoir une certaine marge de manoeuvre, un espace pour prendre des initiatives. Encore une fois, ce besoin est beaucoup plus aisé à satisfaire quand nous occupons un poste de dirigeant ou de cadre supérieur. Avoir du pouvoir, finalement, c'est sentir que ce que nous disons peut faire une différence, dans l'équipe, avec nos collègues quand ce n'est pas dans l'organisation.
Trouver du sens à ce que l'on fait.
Une des plus grandes sources de stress, c'est de faire quelque chose qui n'a pas de sens. Trouver du sens, c'est non seulement savoir pourquoi nous travaillons (payer mon hypothèque, ma pension alimentaire, mon auto, etc), mais surtout pour quoi . C'est connaître la direction, la cible qui est visée; c'est aussi travailler dans un projet qui nous mobilise, dans lequel nous nous reconnaissons, travailler pour quelqu'un qui nous inspire, qui sait nous faire partager sa vision, son rêve, son enthousiasme. C'est également avoir des objectifs qui nous sont propres, qui nous appartiennent. C'est enfin et surtout avoir un travail qui va dans le même sens que la mission que nous nous sommes donnée.
Voici de bonnes questions qui peuvent vous mettre sur la piste du sens qu'a votre travail pour nous.
- Pourquoi suis-je ici ?
- Quel est mon objectif ultime ?
- Comment mon travail s'inscrit-il dans le sens qu'a ma vie ?
- Quelle est ma mission ?
Alors ?
Où en est la satisfaction de chacun de ces besoins dans votre travail ? En prenant le temps de faire cette évaluation, par exemple en reprenant chaque besoin sur une échelle de 1 à 10, vous allez avoir la mesure de votre motivation au travail. Et si vous voulez aller un peu plus loin, placez ces sept besoins par ordre d'importance pour vous. Lequel vient en premier, en deuxième, et ainsi de suite. Peut-être allez-vous constater que vos besoins les plus importants sont relativement bien comblés, ce qui fait que, même si certains de vos besoins sont moins satisfaits, vous êtes tout de même motivé au travail et éprouver du plaisir.
Chercher les occasions de rire
Lorsque nous étions jeunes enfants, nous pouvions rire en moyenne 400 fois par jour ! Quand nous atteignons l’âge adulte, c’est exceptionnel de rire 15 fois par jour. Et pourtant, les recherches ne cessent de démontrer les effets bénéfiques du rire pour contrer les conséquences néfastes du stress. En voici quelques-uns.
- Alors que le stress accélère le rythme respiratoire, le rire permet plus d’échanges respiratoires, facilitant ainsi l’oxygénation du sang, nettoyant et libérant les poumons.
- Contrairement au stress qui provoque une accélération du rythme cardiaque et l’augmentation de la pression sanguine, le rire tabilise battements du cœur et diminue la pression artérielle. C’est d’ailleurs une arme efficace dans la prévention de la crise cardiaque.
- Les muscles sont tendus et contractés quand nous sommes stressés. Le rire quant à lui provoque une relaxation musculaire, détend le visage, le cou, la poitrine, l'abdomen, les bras et les jambes. On dit qu’un bon fou rire vaut dix minutes de relaxation totale.
- Le stress influe négativement sur la qualité de notre sommeil, alors que le rire procure un sommeil de bonne qualité en chassant les tensions.
- Le stress provoque le ralentissement de la digestion. Le rire, grâce à la gymnastique abdominale et le brassage du tube digestif qu’il provoque, aide à mieux digérer et à avoir meilleure élimination.
- Le stress diminue l’énergie sexuelle, alors que le rire permet d'être plus frivole, plus extravagant, dissipe les tensions et les inhibitions, permet de lâcher prise, d'abandonner temporairement la logique, la rigidité, le trop sérieux.
- Alors que le stress diminue l’efficacité de notre système immunitaire, le rire au contraire le renforce, augmentant le nombre de globules blancs dans notre sang.
Le rire diminue aussi la production de cortisol, communément appelée l’hormone du stress, procurant un sentiment de bien-être immédiat. Il augmente la température corporelle et la sécrétion d’enzymes protégeant des ulcères d’estomac et favorise l’oxygénation des tissus. Il provoque une augmentation de la production d’endorphines, communément appelée l’hormone du plaisir, qui joue un rôle prépondérent dans le soulagement de la douleur.
L’auteur et éditeur américain Norman Cousins, souvent décrit un peu simplement comme celui qui s’est guérit par le rire, a raconté comment, souffrant d’une maladie dégénérative très souffrance (spondylarthrite ankylosante) et presque complètement paralysé, il a pu retrouver l’usage de ses membres et reprendre son travail en prenant des doses très élevées de vitamine C et des doses équivalentes de rire. Il rapporte comment une bonne période de rire lui procurait deux heures de sommeil sans souffrance. « Le rire, écrit Cousins dans son livre Anatomy of an Illness, a une valeur thérapeutique en ce qu’il sert en quelque sorte de « veste pare-balles » qui nous protège des ravages causés par les émotions négatives. Le rire interrompt le cycle de la panique de la maladie, prévenant ainsi la constriction des vaisseaux sanguins et les changements biochimiques néfastes. »
Et c’est sans compter les nombreuses répercussions positives du rire sur la vie de tous les jours, particulièrement au travail qui est souvent générateur de stress. En efet, le rire favorise la communication, peut diminuer l’agressivité, aider à dédramatiser les erreurs et favoriser l’imagination et la création.
À condition, bien entendu, de ne pas l’utiliser pour se moquer des malheurs d’autrui et de bien savoir doser son utilisation. Une mauvaise utilisation de l'humour peut être dévastatrice, surtout s'il n'est pas compris des autres, et reste superficiel. Le cynisme et l'humour noir demandent une grande maîtrise du langage et des émotions. L’humour est un véritable art qu'il faut savoir manier avec tact et son utilisation au travail peut faire baisser le stress, l’anxiété et nous aider è prendre du recul. Comme le disait disait Charlie Chaplin, l’humour nous permet de voir l’irrationnel dans ce qui semble rationnel; le futile dans ce qui semble important.
Contrairement à ce que plusieurs croient, l’humour est un art qui s’apprend. Nous ne naissons pas avec ou sans le sens de l’humour, mais nous apprenons plutôt à choisir comment nous voulons percevoir la réalité. Bien sûr, il y a des évènements dont nous ne rirons jamais, mais il y a un très grand nombre de situations qui peuvent être tournées en dérision. Et tout l’art de l’humour réside dans le fait de le faire de façon appropriée, sans que ce soit au détriment des autres.
L’humour chez les dirigeants
Êtes-vous de ces gestionnaires qui croient que le fait d’utiliser l’humour avec ses collègues diminue leur autorité ? Ou que le fait de rire avec ses employés est inapproprié ? Qu’il y a un temps pour rire et un temps pour travailler ? Ou qu’il n’y a pas de corrélation entre l’humour et le succès d’un dirigeant ?
Si oui, vous mettez de côté un outil puissant pour améliorer le climat de travail et pour favoriser le développement des habiletés des employés, pour les motiver et même les inspirer et les amener à participer, à être actifs et intéressés. Non seulement l’humour aide-t-il à exprimer votre enthousiasme et votre encouragement, mais il peut également servir à minimiser les erreurs qui, la plupart du temps, ne sont pas intentionnelles et à adoucir ce que vous avez à dire à un employé en aidant à créer le rapport de confiance.
L’approche humoristique est un outil de plus à avoir dans son arsenal pour mieux communiquer avec ses collègues et ses employés. Bien sûr, tous les dirigeants ne sont pas des spécialistes des relations humaines. Mais ceux qui développent ces habiletés peuvent mieux diriger. En tant que cadre supérieur, vous voudrez sans doute avoir une attitude positive à l’égard du comportement des employés que vous dirigez, parce que vous savez très bien que la qualité des relations qu’ils entretiennent avec la direction est un des facteurs importants influencant leur productivité.
Voici donc quelques conseils (voir note) si vous décidez d’ajouter cet outil à votre arsenal.
- Commencez par observer et par porter attention aux incidents et anecdotes amusantes qui se passent autour de vous au travail.
- Lisez quelques bons livres de citations amusantes, d’histoires comiques ou de plaisanteries qui s’appliquent à vous ou à votre situation au travail. Je vous suggère les bandes dessinées de Scott Adams qui, avec son personnage de Dilbert, souligne les travers et absurdités de nos organisations. Vous les trouverez en anglais et en français dans toutes les librairies.
- Centrer votre humour sur vous-même et votre situation de travail, et non sur les autres, surtout si vous ne les connaissez pas. Évitez donc le sarcasme et l’ironie. L’humour devrait servir à réduire le stress, non à l’augmenter.
- Si une réponse humoristique appropriée vous vient à l’esprit, n’hésitez pas à la dire.
- La plupart des employés cessent de rire en présence du patron. Favorisez donc une atmosphère de coopération en participant, jusqu’à un certain point, à leur humour. Si vous vous sentez assez sûr de vous pour rire avec eux, le rapport de confiance sera d’autant plus étroit.
- Si vous devez faire des présentations ou prendre la parole, gagnez votre auditoire en ponctuant votre intervention d’humour, ce qui a aussi l’avantage de capter leur attention.
- Sentez-vous flatté si, après avoir taquiné un employé, celui-ci se sent assez confortable pour vous taquiner à son tour, à condition, bien évidemment, de ne pas ridiculiser l’autre.
Peut-être n’est ce pas important pour vous que vos employés vous aiment ou non. C’est vrai que ce n’est pas essentiel pour que le travail soit fait. Mais un employé sera plus loyal envers un dirigeant qu’il apprécie et en qui il a confiance. Même si le travail, ces années-ci, est particulièrement exigeant, vous pouvez sans aucun doute contribuer à faire que le climat soit agréable et que plaisir au travail soit possible.
L’humour entre collègues
Mais l’humour n’est pas utile qu’aux dirigeants et fuse souvent spontanément entre collègues de travail, surtout quand ce sont aussi des amis en dehors du travail. Cela permet de ventiler de façon acceptable les inévitables frustrations et de garder le contrôle sur son agressivité, particulièrement lorsqu’on est au service à la clientèle. À première vue, voir des employés plaisanter ensemble peut sembler non productif. Au contraire, utilisé adéquatement et avec modération, l’humour aide les employés à bien faire leur travail, surtout quand celui-ci est répétitif et ennuyant.
Et quand on est nouveau venu dans un milieu de travail, l’humour crée un pont avec des personnes qu’on ne connaît pas en offrant une expérience commune. Il est préférable alors de plaisanter sur soi, sur son inexpérience peut-être et non sur l’autre personne, tout en évitant de se rabaisser professionnellement. Si l’on vous a choisi, c’est que vous êtes à la hauteur. Et ne jamais oublier qu’un humour approprié, au mauvais moment, est un humour inapproprié.
Quelques suggestions en terminant
Si la sagesse c’est de savoir ce qu’il faut faire, la vertu c’est de passer à l’acte. Aussi, en terminant, voici quelques suggestions pratiques qui, mises en application, devraient vous permettre d’agrémenter votre travail et, éventuellement, celui de vos collègues.
- Dans votre routine, trouvez du temps pour une pause humour.
- Procurez vous un nez de clown et, quand le stress trop élevé, portez-le. L’effet sur les autres est instantané (particulièrement quand vous êtes pris dans un bouchon sur l’autoroute) . Si vous êtes trop timide, allez aux toilettes, mettez votre nez de clown et regardez-vous dans le miroir en vous demandant « Est-ce que c’est vraiment si sérieux que ça? » Si la réponses est OUI, c’est que c’est effectivement très sérieux.
- Demandez à tous ceux que vous rencontrez comment se passe leur journée. C’est la meilleure façon de rester connecté.
- Constituez une trousse de premiers soins d'humour que vous gardez dans votre tiroir de bureau. Placez-y des choses qui vous font rire ou vous font vous sentir bien (nez de clown, photos, objets significatifs, etc).
- Décidez de cinq choses que vous pourriez faire différemment aujourd’hui. Le plaisir est dans le moment présent et varier sa routine vous rend plus conscient de votre environnement et de ce que vous faites.
- Adoptez une attitude de jeu; ayez l’esprit ouvert aux pensées ridicules, irrévérencieuses. Retrouver l’enfant en soi ne veut pas dire être puéril, mais plutôt retrouver sa spontanéité, son imagination, sa créativité.
- Recherchez la compagnie des gens de plaisir.
- Appelez les gens que vous aimez, à la maison ou ailleurs, au moins 1 fois par jour, un appel rapide pour dire que vous vous préoccupez d’eux et pour demander comment ça va. Cela ralentit le rythme, renforce le sentiment d’être connecté et replace le travail à sa place à côté de valeurs parfois plus importantes encore.
- Faites un album de photos comiques avec les gens que vous aimez. Jetez-y un œil à l’occasion, à votre pause.
- Ne répandez de rumeurs au travail, surtout à propos de quelqu’un qui n’est pas là pour se défendre. Voilà sans soute un des meilleurs conseils qu’on peut donner pour favoriser l’harmonie et le plaisir au travail.
- Donnez régulièrement de bons feedback aux autres. Cela alimente la reconnaissance et la solidarité. Pourquoi ne pas donner une ovation debout à un collègue pour le simple fait qu’il est là ?
- Faites quelque chose de gentil pour quelqu’un qui ne s’en attend pas. Par exemple, envoyer un bouquet de fleurs à la réceptionniste, sans carte, ou vous en envoyer à vous même (sans carte).
- Ne laissez jamais passer une occasion d’avoir du plaisir et de rire. Il est possible qu’elle ne revienne pas.
- Quand des nouveaux collègues arrivent, prenez l’initiative de les accueillir et de les présenter à la ronde.
- Et finalement, osez, soyez aventureux et créateur. Et si vous pensez à d’autres actions concrètes qui peuvent alimenter le plaisir au travail, faites-nous en part par courriel afin d’enrichir notre répertoire (info@oserchanger.com).
En terminant, si nous pouvons nous permettre une suggestion, travaillez pour vivre, mais ne vivez jamais pour travailler. Bien sûr que travail est essentiel à la vie, au bien-être, nous fait nous sentir utile, procure de l’estime de soi, Mais le travail n’est pas le but de la vie.
Note : Adapté de BLUMENFELD, Esther et ALPERN, Lynne (1994). Humor At Work. Peachtree Publishers. Atlanta.