Être reconnu, valorisé.La reconnaissance de notre travail est, sans aucun doute, une source importante de plaisir au travail pour plusieurs. Peu importe notre rôle, nous nous sentons UNIQUE, IMPORTANT, RECONNU. Les employeurs qui misent sur leurs ressources humaines vont vouloir motiver leurs employés à long terme en récompensant l'effort par des bonis, par la participation à des formations à l'extérieur du travail, par une mention particulière dans le journal d'entreprise ou lors de rencontres annuelles, etc. Mais la reconnaissance, c'est d'abord et surtout une habitude quotidienne que tous, dirigeants comme employés, doivent prendre, en prenant le temps de reconnaître l'autre quand ils le rencontrent, ne serait-ce que par une salutation et un sourire. La reconnaissance, ce sont tous ces gestes que nous posons à l'endroit de l'autre et qui font qu'il se sent quelqu'un, important pour nous, et pas seulement un numéro ou une fonction. La reconnaissance, c'est aussi nos collègues qui nous manifestent qu'ils sont heureux que nous soyons là, qu'ils sont contents de travailler avec nous et qui nous donnent régulièrement du feedback positif. La reconnaissance s'exprime également par le respect du travail des autres, de leur rôle; par le fait de faire confiance à la compétence de l'autre, de nous consulter, de nous écouter. De bonnes questions en rapport avec ce besoin :
Se relier, communiquerPour une majorité de gens, le plaisir au travail, c'est sentir qu'ils font partie d'un groupe, d'une équipe avec qui ils peuvent partager. Se relier, c'est avoir un réseau pour le soutien, le support ou pour le simple plaisir. C'est savoir qu'il y a des personnes sur qui nous pouvons compter, avec qui nous pouvons échanger sur le travail, bien sûr, mais aussi sur notre vie, nos intérêts, nos passions, nos inquiétudes. C'est sentir la solidarité entre nous parce que, finalement, nous faisons tous partie de la même aventure humaine. Se relier, c'est se faire demander comment va sa journée et... être écouté. C'est aussi rencontrer des gens intéressants. La satisfaction de ce besoin se manifeste également par le respect des différences individuelles et le développement d'attitudes et de comportements de bon voisinage entre collègues. Aussi par l'humour qui, utilisé de façon appropriée, donc pas au détriment des autres, est un liant entre les individus au travail. Et c'est surtout un incroyable décapant du stress occasionné par le travail et les exigences de performance. ContribuerContribuer, c'est être convaincu que ce que nous faisons, dans notre domaine, change quelque chose. C'est connaître notre rôle et savoir comment nous servons, par nos efforts, à l'atteinte de la cible, des objectifs, peu importe le niveau que nous occupons dans la hiérarchie. Cette dimension du plaisir au travail est souvent plus facile à identifier chez ceux qui occupent des postes de direction ou de professionnel. D'où l'importance d'expliquer et de démontrer à ceux pour qui c'est moins évident ce que nous attendons d'eux et la place importante qu'ils occupent dans l'organisation. Contribuer, c'est aussi servir à quelque chose au-delà de moi-même (aider, faire avancer une cause, etc.). Les bonnes questions à se poser ici sont :
Avoir du pouvoir, de l'influence.Rien n'est plus satisfaisant que de savoir que nous pouvons avoir une influence, que notre opinion vaut quelque chose et qu'on en tienne compte. Ce besoin est satisfait quand, dans une organisation, dans une équipe, on met en pratique nos suggestions ou à, tout le moins, quand on fait un suivi avec nous au sujet de nos suggestions. Avoir du pouvoir, c'est aussi avoir une certaine marge de manoeuvre, un espace pour prendre des initiatives. Encore une fois, ce besoin est beaucoup plus aisé à satisfaire quand nous occupons un poste de dirigeant ou de cadre supérieur. Avoir du pouvoir, finalement, c'est sentir que ce que nous disons peut faire une différence, dans l'équipe, avec nos collègues quand ce n'est pas dans l'organisation. Trouver du sens à ce que l'on fait.Une des plus grandes sources de stress, c'est de faire quelque chose qui n'a pas de sens. Trouver du sens, c'est non seulement savoir pourquoi nous travaillons (payer mon hypothèque, ma pension alimentaire, mon auto, etc), mais surtout pour quoi . C'est connaître la direction, la cible qui est visée; c'est aussi travailler dans un projet qui nous mobilise, dans lequel nous nous reconnaissons, travailler pour quelqu'un qui nous inspire, qui sait nous faire partager sa vision, son rêve, son enthousiasme. C'est également avoir des objectifs qui nous sont propres, qui nous appartiennent. C'est enfin et surtout avoir un travail qui va dans le même sens que la mission que nous nous sommes donnée. Voici de bonnes questions qui peuvent vous mettre sur la piste du sens qu'a votre travail pour nous.
Alors ? Où en est la satisfaction de chacun de ces besoins dans votre travail ? En prenant le temps de faire cette évaluation, par exemple en reprenant chaque besoin sur une échelle de 1 à 10, vous allez avoir la mesure de votre motivation au travail. Et si vous voulez aller un peu plus loin, placez ces sept besoins par ordre d'importance pour vous. Lequel vient en premier, en deuxième, et ainsi de suite. Peut-être allez-vous constater que vos besoins les plus importants sont relativement bien comblés, ce qui fait que, même si certains de vos besoins sont moins satisfaits, vous êtes tout de même motivé au travail et éprouver du plaisir. Chercher les occasions de rireLorsque nous étions jeunes enfants, nous pouvions rire en moyenne 400 fois par jour ! Quand nous atteignons l’âge adulte, c’est exceptionnel de rire 15 fois par jour. Et pourtant, les recherches ne cessent de démontrer les effets bénéfiques du rire pour contrer les conséquences néfastes du stress. En voici quelques-uns.
Le rire diminue aussi la production de cortisol, communément appelée l’hormone du stress, procurant un sentiment de bien-être immédiat. Il augmente la température corporelle et la sécrétion d’enzymes protégeant des ulcères d’estomac et favorise l’oxygénation des tissus. Il provoque une augmentation de la production d’endorphines, communément appelée l’hormone du plaisir, qui joue un rôle prépondérent dans le soulagement de la douleur. L’auteur et éditeur américain Norman Cousins, souvent décrit un peu simplement comme celui qui s’est guérit par le rire, a raconté comment, souffrant d’une maladie dégénérative très souffrance (spondylarthrite ankylosante) et presque complètement paralysé, il a pu retrouver l’usage de ses membres et reprendre son travail en prenant des doses très élevées de vitamine C et des doses équivalentes de rire. Il rapporte comment une bonne période de rire lui procurait deux heures de sommeil sans souffrance. « Le rire, écrit Cousins dans son livre Anatomy of an Illness, a une valeur thérapeutique en ce qu’il sert en quelque sorte de « veste pare-balles » qui nous protège des ravages causés par les émotions négatives. Le rire interrompt le cycle de la panique de la maladie, prévenant ainsi la constriction des vaisseaux sanguins et les changements biochimiques néfastes. » Et c’est sans compter les nombreuses répercussions positives du rire sur la vie de tous les jours, particulièrement au travail qui est souvent générateur de stress. En efet, le rire favorise la communication, peut diminuer l’agressivité, aider à dédramatiser les erreurs et favoriser l’imagination et la création. À condition, bien entendu, de ne pas l’utiliser pour se moquer des malheurs d’autrui et de bien savoir doser son utilisation. Une mauvaise utilisation de l'humour peut être dévastatrice, surtout s'il n'est pas compris des autres, et reste superficiel. Le cynisme et l'humour noir demandent une grande maîtrise du langage et des émotions. L’humour est un véritable art qu'il faut savoir manier avec tact et son utilisation au travail peut faire baisser le stress, l’anxiété et nous aider è prendre du recul. Comme le disait disait Charlie Chaplin, l’humour nous permet de voir l’irrationnel dans ce qui semble rationnel; le futile dans ce qui semble important. Contrairement à ce que plusieurs croient, l’humour est un art qui s’apprend. Nous ne naissons pas avec ou sans le sens de l’humour, mais nous apprenons plutôt à choisir comment nous voulons percevoir la réalité. Bien sûr, il y a des évènements dont nous ne rirons jamais, mais il y a un très grand nombre de situations qui peuvent être tournées en dérision. Et tout l’art de l’humour réside dans le fait de le faire de façon appropriée, sans que ce soit au détriment des autres. L’humour chez les dirigeantsÊtes-vous de ces gestionnaires qui croient que le fait d’utiliser l’humour avec ses collègues diminue leur autorité ? Ou que le fait de rire avec ses employés est inapproprié ? Qu’il y a un temps pour rire et un temps pour travailler ? Ou qu’il n’y a pas de corrélation entre l’humour et le succès d’un dirigeant ? Si oui, vous mettez de côté un outil puissant pour améliorer le climat de travail et pour favoriser le développement des habiletés des employés, pour les motiver et même les inspirer et les amener à participer, à être actifs et intéressés. Non seulement l’humour aide-t-il à exprimer votre enthousiasme et votre encouragement, mais il peut également servir à minimiser les erreurs qui, la plupart du temps, ne sont pas intentionnelles et à adoucir ce que vous avez à dire à un employé en aidant à créer le rapport de confiance. L’approche humoristique est un outil de plus à avoir dans son arsenal pour mieux communiquer avec ses collègues et ses employés. Bien sûr, tous les dirigeants ne sont pas des spécialistes des relations humaines. Mais ceux qui développent ces habiletés peuvent mieux diriger. En tant que cadre supérieur, vous voudrez sans doute avoir une attitude positive à l’égard du comportement des employés que vous dirigez, parce que vous savez très bien que la qualité des relations qu’ils entretiennent avec la direction est un des facteurs importants influencant leur productivité. Voici donc quelques conseils (voir note) si vous décidez d’ajouter cet outil à votre arsenal.
Peut-être n’est ce pas important pour vous que vos employés vous aiment ou non. C’est vrai que ce n’est pas essentiel pour que le travail soit fait. Mais un employé sera plus loyal envers un dirigeant qu’il apprécie et en qui il a confiance. Même si le travail, ces années-ci, est particulièrement exigeant, vous pouvez sans aucun doute contribuer à faire que le climat soit agréable et que plaisir au travail soit possible. L’humour entre collèguesMais l’humour n’est pas utile qu’aux dirigeants et fuse souvent spontanément entre collègues de travail, surtout quand ce sont aussi des amis en dehors du travail. Cela permet de ventiler de façon acceptable les inévitables frustrations et de garder le contrôle sur son agressivité, particulièrement lorsqu’on est au service à la clientèle. À première vue, voir des employés plaisanter ensemble peut sembler non productif. Au contraire, utilisé adéquatement et avec modération, l’humour aide les employés à bien faire leur travail, surtout quand celui-ci est répétitif et ennuyant. Et quand on est nouveau venu dans un milieu de travail, l’humour crée un pont avec des personnes qu’on ne connaît pas en offrant une expérience commune. Il est préférable alors de plaisanter sur soi, sur son inexpérience peut-être et non sur l’autre personne, tout en évitant de se rabaisser professionnellement. Si l’on vous a choisi, c’est que vous êtes à la hauteur. Et ne jamais oublier qu’un humour approprié, au mauvais moment, est un humour inapproprié. Quelques suggestions en terminantSi la sagesse c’est de savoir ce qu’il faut faire, la vertu c’est de passer à l’acte. Aussi, en terminant, voici quelques suggestions pratiques qui, mises en application, devraient vous permettre d’agrémenter votre travail et, éventuellement, celui de vos collègues.
En terminant, si nous pouvons nous permettre une suggestion, travaillez pour vivre, mais ne vivez jamais pour travailler. Bien sûr que travail est essentiel à la vie, au bien-être, nous fait nous sentir utile, procure de l’estime de soi, Mais le travail n’est pas le but de la vie. Note : Adapté de BLUMENFELD, Esther et ALPERN, Lynne (1994). Humor At Work. Peachtree Publishers. Atlanta. | Plus |
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