Notre dernier bulletin Oserchanger Info (no 36) est maintenant disponible.
Au programme, un article de fond de Marc-Olivier Vachon: La tension innovation versus compétence : une nouvelle façon d’aborder les rapports intergénérationnels au travail.
Marc-Olivier Vachon est président et directeur général de Covoiturage Amigo Express Inc. et coanime avec moi le populaire séminaire Bâtir des ponts entre les générations au travail.

Notre bulletin OserChanger Info est envoyé à toutes les personnes qui en ont fait la demande et qui se sont inscrites sur notre liste de diffusion (cliquez sur l’icone). Vous y retrouvez des articles inédits et des nouvelles sur nos activités.
En tant que parents, comment pouvons-nous aider nos jeunes à traverser cette étape importante dans leur vie: la fin de l’adolescence?
Telle est la question à laquelle Marie Bérubé a répondu lors d’une allocution qu’elle adressait à des parents du niveau collégial. L’auteure a été mère de quatre adolescents et professeure au niveau collégial pendant plus de 25 ans. À ce titre et en tant que psychologue en développement humain, elle soumettait ses réflexions sur quatre thèmes principaux:
- la réussite;
- les défis de la fin de l’adolescence;
- notre rôle de parent à cet âge;
- l’école et la réussite scolaire.
Vous pouvez lire cet intéressant article de fond récemment ajouté à notre banque de textes sur le site Oserchanger.com.
Lire le texte intégral
Quel moment idéal pour lancer notre livre Oser changer: mettre le cap sur ses rêves alors que viennent de se terminer les Jeux olympiques d’hiver de Vancouver (Canada). Pendant plus de deux semaines, nous avons pu voir des hommes et des femmes, jeunes et plus vieux, réaliser leur rêve de participer à ce grandiose événement sportif. À tous les athlètes, aux gagnants de médailles comme aux autres, à leurs entraîneurs et accompagnateurs, à leur famille et amis, un immense BRAVO d’avoir crû en un rêve et d’avoir travaillé pour sa réalisation. Nous avons tous besoin de telles sources d’inspiration.
Quant à Marie Bérubé et à moi-même, ce livre est également l’aboutissement d’un rêve sur lequel nous avons travaillé plusieurs années. Dans ses pages se trouvent assemblés plusieurs des outils qui nous ont aidés à vivre, à progresser et à réaliser bien d’autres aspirations personnelles et professionnelles. Ces moyens ont fonctionné pour nous et, en vous les offrant, nous souhaitons qu’il en soit ainsi pour vous lecteurs.
À qui s’adresse ce livre?
À tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont déjà rêvé de changer de cap à 180 degrés ou de changer un aspect important de leur vie. À toutes ces personnes qui ressentent au plus profond d’elles-mêmes un désir de renouvellement et qui veulent s’engager activement dans un processus de changement pour grandir, avancer, améliorer leur situation ou être davantage.
Que contient-il?
250 pages de théorie, une quinzaine d’exercices pratiques pour vous situer et mieux vous comprendre, et surtout une démarche concrète pour canaliser votre élan et vous stimuler dans la mise en œuvre des changements que vous souhaitez. Forts de notre expérience avec le changement sous toutes ses formes, nous vous guidons pas à pas sur cette route où vous allez découvrir, c’est notre conviction la plus profonde, que vous êtes tellement plus que ce que vous croyez être.
Quel est son coût?
Seulement 29,95$ (CAD).
Peut-on en avoir un avant-goût?
Bien sûr! Il vous suffit de cliquer ici pour voir la table des matières et un aperçu de chaque chapitre.
Où peut-on se le procurer?
Dès maintenant, directement sur notre site Internet, peu importe où vous êtes dans le monde. Il vous suffit de cliquer ci-dessous sur l’option appropriée et de suivre les instructions.
Alors si le cœur vous en dit, engagez-vous dès aujourd’hui dans cette aventure en commandant un exemplaire, pour vous-même ou pour offrir en cadeau. Vous ne le regretterez jamais.
BÉRUBÉ, Marie & VACHON, Marc (2010) Oser changer: mettre le cap sur ses rêves. Éditions Oserchanger.com. 250 pages.
«Ce n’était pas un héros, ce n’était pas une star. Il ne brille pas, il éclaire», a dit le théologien Jacques Gauthier à propos du Frère André, religieux québécois dont Rome a annoncé la canonisation prochaine. Quelle belle formule que celle là! À l’ère de la représentation de soi, du Moi Inc. et de la survalorisation du je, cette petite phrase m’a fait réfléchir sur l’influence des autres dans le développement de l’estime de soi.
On mesure la qualité d’une personne, disait je ne sais plus qui, au fait que lorsqu’on la laisse, on se sent quelqu’un. Quel bonheur en effet d’être en présence d’un interlocuteur qui, serait-il plus intelligent, plus doué, plus riche ou plus renommé, a ce don précieux de nous donner de nous-mêmes l’image de ce que nous sommes a notre meilleur. Pas comme ces flagorneurs qui ne pensent qu’à leur intérêt, mais comme un être humain qui rencontre un autre être humain d’égal à égal. Avec lui, on se sent écouté et apprécié pour ce que l’on est profondément. J’ai souvenir de quelques personnes comme celles-là qui ont été déterminantes pour mon avenir: un oncle, un prof de littérature, un autre de philosophie…
Ces gens ne sont pas des saints, mais des éclaireurs qui alimentent, sans le savoir bien souvent et par leur seule attitude de respect et d’amour, notre estime de nous-mêmes, contrairement à tous ces détracteurs qui la font descendre sous zéro et dont il faut apprendre à se protéger. C’est encore plus vrai quand il s’agit de personnes significatives, comme le sont les parents, certains professeurs et d’autres personnes à qui nous conférons une autorité morale ou autre. Bien sûr que la reconnaissance devrait venir de soi-même, ce que l’on acquiert habituellement en vieillissant. Mais quel bonus dans la vie d’une personne, je dirais la cerise sur le sunday ou sur le gâteau, de rencontrer des personnes qui savent voir le meilleur en nous, particulièrement quand on est occupé à grandir et à se définir. Ou encore quand on souffre dans son corps et dans son âme, comme ces milliers de personnes qu’a rencontrées l’humble Frère André. « Il faisait ce qu’il croyait devoir faire : exercer une mission de compassion auprès de ceux qui souffrent. Il les aimait. Et ils l’aimaient. », écrit Jean-Guy Dubuc dans la biographie qu’il a écrite sur le frère André (Le frère André, Montréal, Fides, 1996, 235 p.).
Comme le souligne Marie Bérubé dans son article S’entraîner à l’estime de soi : mission possible: « La plupart des problèmes de santé mentale, et beaucoup de problèmes physiques, sont reliés d’une façon ou d’une autre au manque d’estime de soi, à la mésestime de soi. En effet, le peu de considération pour soi-même peut nous amener à aller au-delà de nos limites, à mal gérer notre temps, à faire de mauvais choix et nous précipiter, à moyen terme, dans la dépression, le burn-out et le stress. »
« La richesse ou la pauvreté de nos choix, que ce soit dans le domaine du travail, de la vie de couple ou familiale ou des relations interpersonnelles, est fréquemment le reflet de notre estime pour nous-même. À long terme, l’effet de choix malheureux peut être dévastateur. À moins d’en devenir conscient et d’agir, c’est-à-dire de nous exercer à un changement d’attitude, les conséquences d’un manque d’estime de soi peuvent modifier négativement le cours de notre vie et, ultimement, nous risquons de transmettre les racines de ce mal à la génération suivante. En effet, c’est la famille qui habilite les enfants à ressentir cette motivation. »
En tant que personne significative dans la vie de d’autres personnes (parent, grand-parent ou autre), nous avons un rôle important à jouer pour les aider à prendre conscience de ce qu’il y a de meilleur en elles. Et en tant que victime de personnes plus négatives qui nous font douter de nous-mêmes, nous devons apprendre à nous protéger, en choisissant mieux les personnes avec qui nous nous tenons et en ayant le courage de couper les ponts quand il le faut.
Éclairer et être utile aux autres plutôt que briller et n’être utile qu’à moi-même.
Une pensée que j’ai entendue ce matin: Le bonheur, c’est comme le sucre à la crème, lorsqu’on en veut, on se le fait.
Je l’aime bien celle-là… et j’adore le sucre à la crème. Que de bons souvenirs d’enfance y sont associés. Des dimanches après-midi d’hiver, des jeux autour de la table familiale avec mes frères et leur amis (qui se rappelle du jeu de Michigan?). Et ma mère qui faisait le sucre à la crème sur la cuisinière. C’était à qui allait avoir le privilège de recevoir une toute petite quantité du mélange bien chaud dans une soucoupe. Pas pour le manger – pas tout de suite, en tout cas – mais pour vérifier s’il allait prendre en le brassant énergiquement à la petite cuillère. Pas besoin de thermomètre à bonbon. Puis ma mère, sûre d’elle, versait le tout dans un plat en Pyrex beurré et c’était l’attente… Le temps qu’il refroidisse, le temps de l’oublier, le temps de le désirer .. Finalement, l’apothéose. Ma mère qui dépose sur le coin de la table les petits carrés dans un plat à bonbons en argenterie ou en verre taillé … Que du bonheur!
L’ingrédient secret du sucre à la crème? L’amour. Un de ces jours, je vous donnerai sa recette…
Pierre Vadeboncœur, un de nos grands intellectuels québécois, est décédé hier matin à l’âge de 90 ans. Le quotidien Le Devoir publie, dans sa section Idées d’aujourd’hui, un dernier texte inédit (Pierre Vadeboncoeur 1920-2010 – Fragments d’éternité) que l’écrivain a terminé il y a quelques jours. Intéressante réflexion sur l’art, la vie, les niveaux de réalité. En voici quelques extraits qui m’ont touché:
L’art est comme la griffe d’un au-delà parmi les réalités communes et immédiates. Il ne parle que par la forme et cela ne peut se mettre en idées. Une forme est informulable. Elle est étrangère au discours et échappe aux définitions. Elle parle un langage souverain mais inaudible…
L’architecture (…) a fixé mille formes dans la pierre ou d’autres matériaux, conservées ainsi comme une mémoire à travers les âges. L’Égypte, la Grèce, Rome, le Moyen-Âge, le classicisme français, New York. À cause d’une forme, en apparence abstraite mais en réalité des plus concrètes, vous voilà dans un autre univers. Il est difficile de décrire cette substitution pour le lecteur. Elle est complète. Vous vous trouvez maintenant dans un monde idéal et néanmoins bien réel, où, par l’art, la réalité est sauvée et parfaitement sûre. Elle défie le temps et pour elle le temps ne compte plus. Elle vous introduit dans un au-delà qui est aussi le lieu d’un bonheur.
Voyez la différence. On est alors affranchi de toute précarité.
Considérez par exemple une ville, Manhattan, Montréal, et faites-en des réalités suspendues dans l’absolu. Il n’y a plus là de villes mais de purs objets, hors du temps, pleins d’un sens en effet dégagé du temporel.
On sort alors tout simplement des contingences. Les lieux pleins de difficultés, de complexités, de contradictions où la vie se déroule d’ordinaire, eh bien cela est maintenant derrière. On se trouve alors dans un lieu parfaitement autre et je dirais élyséen si ce mot n’avait pas de connotations paradisiaques.
Ce n’est pas un prodige. Ou vous êtes dans la vie courante, ou vous voilà dans la pensée. N’imaginez pas ici de mystère ou de secret d’initié. Il n’est pas moins naturel de vivre dans l’intériorité dont je parle que dans l’extériorité.
Ce passage se fait couramment. Il y a deux ordres d’existence, l’un et l’autre à notre portée. Mais le premier est plus rare, c’est tout. Vous accédez donc à un lieu où il n’y a qu’ordre et plénitude. Lequel donc? Vous n’avez qu’à évoquer d’autres états similaires, courants dans votre expérience. Devant une fleur, devant un paysage qui vous enchante, votre connaissance n’est plus la même.
D’ailleurs, vous éprouvez déjà non seulement de tels états, mais véritablement l’existence, en vous, de deux plans distincts, l’un où l’attention est occupée par des réalités bien tangibles, et l’autre, qui l’est par opération de l’esprit.
L’art substitue aux contingences un univers d’une autre nature, libéré de la vie ordinaire et du quotidien. Il n’y a plus de quotidien. L’homme a cherché de tout temps cet exil ou, pour mieux dire, cette autre existence, soit dans la mystique, soit dans l’art, soit dans la pensée. Nous aspirons sans cesse à sortir ainsi de notre condition.
S’éloigner de la terre, chercher la liberté, échapper à la mort, danser, peindre, chanter, prier, c’est toujours le même mouvement: nous n’avons jamais accepté notre vraie situation. De ce point de vue, notre histoire est celle d’un refus. C’est aussi celle d’une industrie perpétuelle tendant à renverser la loi qui nous astreint à la nécessité.
L’homme est en contradiction avec la fatalité. C’est une ambition impossible, mais il l’oppose aux réalités sans défaillir. Mortel, il se réclame obstinément de la vie, dans une partie perdue d’avance…
Texte complet dans Le Devoir, 12 février 2010 Pierre Vadeboncoeur 1920-2010 – Fragments d’éternité
Though we travel the world over to find the beautiful, we must carry it with us or we find it not. (Ralph Waldo Emerson in Essays and Lectures, p. 435)
On aura beau voyager partout dans le monde pour trouver la beauté, on ne la trouvera qu’à la condition de l’avoir apportée avec soi. (traduction libre)
Le quotidien Le Devoir rapporte dans son édition d’aujourd’hui un entretien avec le prix Nobel de la Paix (2006), Muhammad Yunus, surnommé le banquier des pauvres et connu pour avoir fondé la première institution de microcrédit, la Grameen Bank. Intitulé La crise, c’est l’échec du système, l’entrepreneur et économiste bangladais soutient que l’économie doit être refondée sur l’altruisme. Il s’interroge et tente d’apporter des pistes de réponses à des questions comme: Pourquoi rien ne change alors que tout devrait changer face à une économie qui «ressemble à un château en papier dans le ciel» ? Comment le leadership politique reste englué dans un monde où les nouvelles générations ne se reconnaissent plus ? Peut-on concilier business et social et promouvoir une économie à visage humain ?
Je vous invite à lire cet intéressant entretien dont je retiens entre autre un message de Muhammad Yunus à l’intention des jeunes: « Sachez quel monde vous voulez créer, écrivez-le, accrochez-le sur le mur et travaillez pour ça. »
Vous pouvez prendre connaissance de l’entretien dans Libération, 4 février 2010 Le microcrédit devrait faire partie des droits de l’homme.
Traverser le deuil. On ne pouvait mieux trouver comme nom pour un site Internet dont la raison d’être est d’aider les personnes à traverser l’épreuve de la perte d’un être cher. Christophe Fauré, psychiatre spécialisé dans l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches, et auteur de Vivre le deuil au jour le jour publié chez Albin Michel, est responsable éditorial de ce premier site francophone d’accompagnement au deuil.
Les sites intéressants sur le deuil dans le Web sont très rares, et qui plus est en langue française. Voici comment s’exprimait Christophe Fauré dans Psychologies.com : Dans notre société où il faut être hyper performant et toujours plus rapide, le deuil est vite considéré comme pathologique –ce qui est faux-, si, au bout d’un an, la page n’est pas tournée. Les personnes endeuillées se retrouvent alors seules avec leur souffrance. Je vois ce site comme une petite pierre pour aider à réintroduire la normalité et la temporalité du processus. Pour que le deuil devienne un sujet moins tabou, et pour réduire la souffrance liée à la méconnaissance. En voilà un à mettre dans vos favoris.
Traverserledeuil.com propose donc des programmes d’accompagnement. Le programme général intitulé Vivre le deuil est composé de 10 modules, chaque module comprenant 5 vidéos d’environ 5 à 6 minutes. Chaque vidéo traite un aspect spécifique du processus de deuil, du moment du décès jusqu’à 3 ou 4 ans après. Chaque vidéo est aussi accompagnée de son texte que l’on peut imprimer, afin d’avoir un support écrit.
Ce programme général est accompagné de modules complémentaires consacrés à des situations spécifiques : 6 vidéos sur la perte du conjoint, 5 vidéos sur la perte d’un enfant et 6 vidéos sur le deuil après un suicide.
On y retrouve également un Dossier du mois (Perdre à l’âge adulte un frère ou une sœur), une partie sur les démarches administratives (France, Belgique, Suisse, Canada), comment aider un proche en deuil, une liste d’associations (France, Belgique, Suisse, Canada), des suggestions de livres et de films et des témoignages vidéos.
Bref, un site avec un contenu riche, pertinent et très bien fait. Un site de ressources que j’ai mis dans mes favoris.
traverserledeuil.com

La Saint-Valentin est presque là, avec sa célébration de l’amour. Au delà de cette fête commerciale, ce peut être un bon moment pour réfléchir un peu sur l’amour. Sous son vocable unique, l’amour englobe souvent pêle-mêle une foule de réalités, de sentiments qui, bien que parfaitement compréhensibles pris individuellement, laissent perplexes l’amoureux, l’esthète, le jeune parent et tous ceux qui aiment, à leur façon, un conjoint, un enfant, un ami, un art, une profession.
Comment définir ce terme, qu’on emploie si spontanément, la bouche pleine de tarte aux fraises, au plus fort de l’extase orgasmique, en donnant un cadeau à un enfant, en refusant une demande, en retenant un ami de faire une bêtise ? L’amour échappe à la formule simple, lapidaire, exacte. L’amour échappe à la banalité, au temporel, au concret…
Un article pertinent et instructif de Marie Bérubé dans lequel elle aborde les points suivants:
- Les sentiments amoureux
- Qu’est-ce que l’amour ?
- Aimer son partenaire
- Aimons-nous nos enfants ?
- Les risques de l’amour
Marie Bérubé. L’amour.