(page précédente) - Quelques stratégies pour passer un temps de Fêtes agréable (suite)
| Faites des priorités. | |||
| Aussi bizarre que cela puisse paraître, trop de bon stress peut occasionner du mauvais stress. Comme on dit, trop c’est comme pas assez. Alors, si vous avez tellement d’invitations à des veillées, à des parties, à des dîners, même si elles vous semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres, prenez le temps de faire des priorités. Par exemple, si le 22 vous avez la soirée de bureau, le 24 la soirée chez votre frère Paul, après une journée à faire des commissions urgentes, suivie du réveillon chez votre mère après la messe de minuit, le déjeuner de Noël chez-vous avant d’aller dîner chez des amis. Puis, si le 27 vous ne pouvez vous échapper de l’incontournable et traditionnel dîner chez la belle-sœur (elle le fait toujours le 27, c’est obligé) qui précède votre départ pour Jonquières où vous attend sans faute la belle famille avec l’inévitable repas d’agneau suivi d’un autre dépouillement d’arbre de Noël, de la visite le lendemain de la parenté du coin que votre conjoint n’a pas vue depuis le 29 de l’an dernier, du retour chez-vous le 30 pour préparer le saut de l’an et vous préparer mentalement à un saut de l'an bien moins drôle que celui de l’an passé. Et si, pour terminer avec l’apothéose, vous avez en plus de tout cela le dîner traditionnel du Jour de l’An auquel vous apportez toujours votre contribution (« J’espère que tu vas nous apporter une bonne salade de fruits avec ton fameux gâteau Forêt-Noire comme d’habitude ! ») et que vous terminez le tout le soir du 3 chez Michel et Annick qui reviennent de passer les fêtes au Costa Rica… Si cela ressemble à votre histoire, à quelques variations près, alors faites des priorités! Demandez-vous : si je n’avais qu’une seule soirée, qu’un seul dîner, en supposant donc que je n’ai qu’un seul choix, qu’est-ce que je prendrais ? Puis, quel serait mon deuxième choix ? Continuez ainsi et éliminez ceux qui se retrouvent en bas de liste. Pas facile à faire, me dites-vous, parce qu’on ne veut déplaire à personne. |
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| Chassez la culpabilité ! | |||
| Ah
! la culpabilité. Une bonne façon de lui tirer les oreilles,
c’est d’éviter le piège de la comparaison. Ne
mesurez pas votre générosité, votre disponibilité,
vos préparatifs, vos cadeaux à ceux des autres. Il y aura
toujours quelqu’un de plus généreux, de plus disponible
ou recevant que vous, peu importe la créativité dont vous
ferez preuve ou l’argent que vous dépenserez. Et parlant
d’argent, évitez autant que possible les stress économiques,
qui sont parmi ceux qui affectent le plus les individus. Donc… |
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| Restez dans les limites du budget que vous vous êtes fixé cette année. | |||
Les
conséquences psychologiques qui découlent du fait de dépenser
plus qu’on en est capable sont aussi dévastatrices que les
conséquences financières elles-mêmes. Rappelez-vous
la dernière fois que vous avez trop dépensé pour
un cadeau qui, finalement, n’a pas même fait plaisir à
l’autre. Votre désappointement n’était-il pas
à la mesure du dépassement du budget ? On dirait que parce
qu’on a dépensé plus, on s’attend à ce
que les gens soient encore plus contents. Alors… |
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| N’ayez pas trop d’attentes irréalistes. | |||
| À
l’égard des autres d’abord. N’essayez pas trop
d’imaginer la réaction des gens ; vous serez souvent déçus.
« Je suis un peu choqué ; il a regardé mon cadeau,
puis il l’a mis de côté tout de suite pour en ouvrir
un autre. » Vous vous attendiez à quoi ? Qu’il
porte tout de suite à son cou le foulard qu’il a reçu,
puis qu’il fasse le tour de toute la parenté pour lui montrer,
puis qu’il sorte courir pieds nus dans la neige et le froid en criant
à quel point il aime la sensation piquante du mohair ? Quand vous
êtes déçu de la réaction de quelqu’un,
ça arrive, c’est à vous d’évaluer si
vos attentes étaient réalistes dans le contexte. Et tandis
que nous parlons d’attentes, que dire de celles que vous avez à
propos de vous-même. Alors, cette année… |
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| N’essayez pas d’être parfait ! | |||
| Soyez plutôt ÉTONNANT, SURPRENANT, osez être DIFFÉRENT, AMUSANT. On se rappelle bien plus d’un cadeau et d’une soirée qui avaient une touche d’originalité que d’un cadeau et d’une soirée parfaits. N’est-ce pas que vous vous souviendrez toujours de Pierre et Louise qui ont reçu tous les amis au temps des fêtes avec un repas végétarien au lieu de la traditionnelle dinde farcie servie avec des pommes de terre en purée et une macédoine de légunes. Innovez et surtout… | |||
| Déléguez. | |||
| Vous
n’avez pas à être celui ou celle qui fait tout. Mettez
les enfants en charge de la décoration de l’arbre de Noël
et de la maison et, de grâce, acceptez que ce soit différent
de ce que vous auriez fait. Ou déléguez-leur la fabrication
des éternelles galettes de Noël ou autres pâtisseries
qu’il faut refaire année après année, sans
quoi, pensez-vous, ce n’est plus Noël. Ne cherchez
pas la perfection, cherchez la différence. Les biscuits
seront peut-être moins raffinés, moins taillés au
couteau, mais en plus de ne pas avoir à les faire, vous aurez le
plaisir de dire à vos invités qui les a fabriqués,
à moins qu’ils ne l’aient déjà deviné
à leur goût ! Déléguez aussi l’achat
du papier d’emballage, du papier collant, du ruban, des cartes de
remerciement, des cadeaux à retourner. Déléguez la responsabilité d’amuser les amis de vos enfants à leurs propres parents, même si, « pauvres petits, ils n’ont que leur père pour s’occuper d’eux ». Est-ce une raison pour vous taper leurs petits tous les jours dans votre maison, alors que vous essayez désespérément de vous reposer ? Après tout, vous êtes en vacances. Et surtout… surtout… |
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| Prenez le crédit de ce que vous faites. | |||
Sous
l’effet du stress, plusieurs personnes ont tendance à se
dévaloriser, à se rabaisser. Si on vous félicite
pour la réception que vous avez offerte, dites « Merci
» au lieu de « Bien voyons ! N’importe qui
en aurait fait autant » ou « Il n’y a rien
là » ou « J’aurais aimé faire
mieux, mais… ». Au lieu d'attirer l'attention tout de
suite sur ce qui n’a pas bien fonctionné, comme si c’était
de votre faute, au lieu de tourner l’énergie contre vous-même,
ce qui est tout à fait inutile et parfois même choquant pour
ceux qui vous complimentent, prenez le crédit qui vous
revient. Si on vous envoie des fleurs, comme on dit, profitez
de l’occasion et accordez-vous de la valeur en les acceptant, au
lieu de chercher le pot qui, croyez-vous, ne manquera pas d’arriver.
Et même si l’appréciation ne vient pas, prenez le temps
de vous valoriser à vos propres yeux en regardant ce que vous avez
fait plutôt que ce que nous n’avez pas fait. Et pour vous
accorder de la valeur… |
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| Réservez du temps chaque jour juste pour vous. |
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Du temps pour un bon bain, pour un bon livre, pour appeler un bon ami et parler pour parler, pour aller marcher, pour faire le petit exercice sur la gratitude dont nous parlons ailleurs. En bref, du temps pour faire les choses que vous trouvez importantes pour vous, pour les activités qui vous épanouissent, vous donnent de l’énergie, vous réalisent, mais que vous remettez toujours parce qu’elles ne sont pas urgentes, alors qu’il y a tant de demandes urgentes et importantes auxquelles vous devez répondre. Considérez comme une absolue nécessité de vous accorder du temps, chaque jour, pour ces activités enrichissantes, ne serait-ce que 15 minutes. Les gens les plus stressés sont ceux qui passent trop de temps à répondre aux demandes qui ne manquent pas d’arriver de tous côtés, demandes toutes plus urgentes et importantes les unes que les autres. Trop de temps donc à réagir et pas assez à agir pour s’occuper de la sphère de la réalisation de soi, de l’épanouissement. Sphère importante, s'il en est une, mais qu'on remet souvent à plus tard quand il y aura moins de demandes pressantes, plus tard quand on sera retraité... Mais si on veut justement être capable de continuer à répondre aux demandes que notre vie personnelle et professionnelle ne manquent pas d’avoir, c’est vital de nous occuper de cette zone. Si vous passez 80% de votre temps à répondre aux demandes et seulement 5 % à vous occuper de ce qui vous réalise, vous êtes parmi ces millions de personnes tendues qui font que l’industrie du stress est si florissante. Les gens les moins stressés ne sont pas ceux qui ne répondent à aucune demande. Par contre, ils considèrent comme un must d’investir de leur temps dans la zone de leur épanouissement. En terminant, rappelez vous qu’une des meilleures façons de combattre le stress, c’est de... |
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| Rire au lieu de pleurer. | |||
| Prenez du recul, voyez le désagrément qui vous arrive comme si vous en étiez spectateur, comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre, et riez-en. Allez voir une comédie, invitez le beau-frère ou l’ami qui vous fait tant rire, caricaturez les situations, écoutez un soap américain en fermant le son… riez. Ou encore, si vous ne savez plus quoi faire pendant la veillée, après être sorti de table, jouez au jeu de raconter le moment le plus embarrassant de votre vie avec les autres invités. Si vous vous retrouvez pris dans la circulation et que vous risquez d’être en retard à une soirée ou un dîner, distrayez-vous. Mettez de la musique, respirez profondément en vous enfonçant dans votre siège et répétez plusieurs fois « C’est pas si important que ça », au lieu de vous stresser davantage en vous demandant « Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? » Plutôt que d’anticiper le pire qui pourrait arriver si vous êtes retardé, amusez-vous plutôt à trouver une plaisanterie à ce propos ou à inventer une histoire abracadabrante que vous raconterez à votre arrivée. Les plus absurdes sont les meilleures. Si un de vos invités est en retard, respirez par le nez encore une fois et répétez « C’est pas grave » au lieu de vous demander « Qu’est-ce qui me prend de vouloir faire plaisir aux autres quand ils ne se donnent même pas la peine d’arriver à l’heure ? » |
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| Quelques bons trucs pour finir. | |||
Faites
le ménage et la vaisselle moins souvent pendant ces quelques jours.
Tout le monde va survivre. |
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Ne
vous mettez pas à la diète pendant cette période
de l’année. Ce n’est pas le temps de vous priver, d’avoir
une figure de mi-carême, d’autant plus que la nourriture revêt
une telle valeur symbolique pendant les fêtes (partage, amitié,
convivialité, plaisir). Ce qui ne veut pas dire de faire des abus. |
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Dites
non ! Évitez ces éternels Je devrais qui
reviennent vous hanter. Si vous n’avez vraiment pas le goût
de faire quelque chose, c’est correct ainsi. Il n’y a rien
de mauvais à vous affirmer, surtout si c’est fait d’une
manière honnête, directe et que vous exprimez ainsi ce que
vous ressentez et ce que vous voulez. |
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Si
vous partez en voyage, revenez si possible deux jours avant de recommencer
à travailler pour vous donner le temps d’atterrir en douceur. |
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De
retour au travail, donnez-vous une chance. Vous ne pouvez pas tout faire
d’un seul coup la première journée. Vous avez trente
appels à retourner, cinquante courriers électroniques à
lire et auxquels répondre, sans parler de votre courrier régulier
à traiter ? Mettez des priorités au lieu de les prendre
un par derrière l’autre. Répondez d’abord aux
messages qui sont plus urgents. Et faites-vous plaisir en glissant à
travers un retour d’appel ou de courriel que vous trouvez agréable
(important, mais pas urgent). Les autres iront tout droit dans la poubelle. |
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Prenez
le temps, chaque soir, en vous couchant, de vous rappeler les moments
magiques de la journée et, si vous le pouvez, échangez-les
avec votre conjoint. Il y en a toujours. Cet immense fou rire qui vous
a pris pendant le repas, ce moment d’intimité partagé,
ce sourire inattendu, un fait cocasse, un morceau de musique qui vous
a touché, un paysage entrevu. Chaque journée en est remplie
si on sait s’y arrêter. Si vous le pouvez, écrivez-les
dans un cahier. C’est la meilleure façon de ne pas les oublier
et de vous ramasser des tonnes de bons moments à vous rappeler
les soirs où vous sentirez poindre l’ennui. |
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| Et si jamais vous avez d’autres suggestions ou façons de faire et que vous avez le goût de les partager, écrivez-nous. Nous nous ferons un plaisir de les publier. On n’a jamais assez de moyens. Joyeuses fêtes ! |
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